Gestion du travail en sous-groupes : de la séquence filmique ou d’un document à l’appropriation des concepts

Posté le 3 janvier 2011 Laisser un commentaire »

Auteur :

Fadi EL HAGE (Faculté des sciences de l’éducation)

Le poster :

Image du poster de Fadi El HAGE - Innover & Enseigner 2011

Contexte :

Cursus : Diplôme universitaire « Pédagogie universitaire : démarches pédagogiques innovantes », CAPES et Master recherche

Titre du cours : Gestion pédagogique de la classe

Types d’étudiants : enseignants universitaires (toute discipline), enseignants scolaires, coordinateurs de matières et étudiants-chercheurs en sciences de l’éducation.

Innover & Enseigner 2011 :

Cette pratique a été présentée lors de l’événement Innover & Enseigner 2011, le 11 février 2011 à l’USJ.


Objectifs de cette pratique :

  1. Utiliser une situation pour problématiser
  2. Gérer un travail en sous-groupes, en classe
  3. Exploiter une séquence filmique et un document pour s’approprier des concepts

Outils utilisés :

  1. Séquence de film ou document
  2. Article scientifique
  3. Transparents et rétroprojecteur
  4. Ordinateur et Projecteur LCD

Etapes de la mise en place :

  1. L’enseignant présente brièvement les bases de la théorie (de préférence en ayant recours à une présentation power point) – (15 minutes) et lance une discussion atour d’une situation-problème (5 minutes)
  2. Les étudiants se répartissent en sous-groupes (5 étudiants par sous-groupe), se répartissent les rôles (animateur, script, rapporteur, gardien du temps et organisateur de data) et visualisent une séquence filmique (ou analysent un document ou une image) relative à la théorie présentée (10 minutes)
  3. Les étudiants identifient le problème à résoudre en discutant avec l’enseignant et complètent individuellement les questions basiques d’une « fiche-guide » présentée par l’enseignant en re-visualisant le film (au besoin). La Fiche-guide contient le titre et les objectifs de la séance, la situation-problème (facultatif), le déroulement du travail en sous-groupes (étapes, consignes, documents, timing et mises en commun intermédiaires), deux types de questions (questions basiques et questions d’approfondissement), le type de production attenue, ainsi que les références bibliographiques et webographiques (15 minutes).
  4. Les membres du sous-groupe mettent en commun leurs réponses et se mettent d’accord sur une seule réponse par consigne représentant tout le sous-groupe. L’animateur anime le débat, le script note les décisions prises sur un transparent, le gardien du temps contrôle l’heure et participe au débat, l’organisateur de data et le rapporteur interviennent aussi. L’enseignant ne se contente pas de circuler en surveillant le travail de sous-groupes, mais il s’installe à côté de chaque sous-groupe en veillant à orienter la discussion et en évitant de donner des réponses (15 minutes).
  5. Chacun des rapporteurs de chaque sous-groupe dispose de 3 minutes pour présenter les résultats de la réflexion faite au groupe-classe. L’enseignant anime le débat et lance des questions d’approfondissement (10 minutes).
  6. Les sous-groupes se remettent au travail autour d’un document (article scientifique) distribué par l’enseignant. L’exploitation du document se fait d’abord de manière individuelle et l’échange se fait ensuite en groupe pour compléter les questions d’approfondissement de la fiche-guide (20 à 30 minutes).
  7. Chacun des rapporteurs de chaque sous-groupe dispose de 5 minutes pour présenter les résultats de la réflexion faite au groupe-classe. L’enseignant anime le débat (20 minutes).
  8. Institutionnalisation – l’enseignant fait une synthèse (de préférence en ayant recours à une présentation power point)- (10 minutes)

Evaluation de la pratique :

Pour les étudiants : Les étudiants sont actifs, participatifs et motivés. La variété des activités (visualisation d’une séquence de film, exploitation de la fiche-guide, débat socio-cognitif, exploitation des documents, mises en commun intermédiaires, magistral interactif) les poussent à s’investir à tout moment. Les concepts sont construits et compris au fur et à mesure que la séance avance. Cette modalité de travail dépasse la mémorisation d’un contenu pour cibler le développement des compétences (communiquer en public, collaborer en équipe, rédiger un texte cohérent, animer un débat, exploiter un document, accepter l’autre, etc.)

Pour l’enseignant : L’enseignant est à son tour motivé (l’ennui de l’enseignant est transférable aux étudiants). Il joue le rôle surtout d’un animateur et d’un concepteur de séances de cours plutôt qu’un transmetteur d’informations. Son cours même pendant les moments d’intervention magistrale est interactif. Il est « à jour » puisqu’il est censé trouver des articles récents et des séquences filmiques adéquates. L’enseignant intervient donc peu : ce sont les étudiants qui sont en activité la plupart du temps. Il arrive à bien gérer sa classe.

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